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Alain Fischer : science ou propagande, il faut choisir

mercredi 21 juin 2017 par Marc Girard

RÉSUMÉ - Une Tribune intitulée « Vaccins : science ou rumeurs, il faut choisir », cosignée par Alain Fischer (président de la "Concertation citoyenne sur les vaccinations"), est parue dans Le Monde (01/06/17), journal dont l’indépendance à l’endroit des forces de l’argent n’est plus à démontrer. Malgré la canicule qui conduit les experts à déconseiller l’usage des épices par grosse chaleur, ladite tribune vaut son pesant de moutarde.

Les acteurs du coup de force consistant à organiser une « concertation » de promotion vaccinale ayant inclus jusqu’aux anti-vaccinalistes les plus farouches [1]), perdent désormais toute prudence : mus par l’évident contentement d’avoir accompli leur mission, ils ne craignent plus de s’afficher comme les propagandistes qu’ils ont toujours été [2]. Faute d’espoir dans l’éradication de la niaiserie, surtout quand elle est intéressée, on se contentera dans les lignes qui suivent de quelques réfutations ponctuelles (de la Tribune cosignée par Fischer) au nom de l’idée suivante : si tout le monde peut ponctuellement se tromper ou se laisser emporter par la passion [3], les erreurs et les exagérations suffisent à décrédibiliser – et radicalement – un discours dès qu’elles dépassent un certain nombre.

Conflits d’intérêts – Ça n’aurait trompé personne – sauf les anti-vaccinalistes [4] se gobergeant à l’idée qu’ils auraient enfin converti leurs interlocuteurs par la puissance de leur argumentation – mais quitte à mimer le jeu d’une « concertation », il eut été sage de revêtir l’habit d’une neutralité de surface au moins. On n’en est donc que plus étonné de voir l’éminent « Professeur au Collège de France » s’afficher avec des cosignataires naguère nommément mis à mal pour leurs liens d’intérêts, dissimulés au mépris tant de l’éthique scientifique que de la loi (Le Parisien, 26/01/2010). Ça commence mal, pour un sermon supposé promouvoir les valeurs de « la science »...

"Le fiasco de la vaccination contre la grippe H1N1 en 2009 a semé le trouble". Entre "scientifiques", soyons précis : de quel fiasco parlons-nous ?

  • De celui imputable aux cosignataires de Fischer et à leurs amis, consistant à avoir annoncé , à grands renforts de souvenirs apocalyptiques (la grippe espagnole...), une catastrophe sanitaire que l’on attend toujours ?
  • De celui consistant à n’avoir trouvé que 8 millions de braves couillons pour refourguer 94 millions de doses vaccinales achetées dans la précipitation après une analyse qui relevait davantage de la "rumeur" que de la "science" ?
  • De celui consistant à rebasculer sur la solidarité nationale l’indemnisation des narcolepsies post-vaccinales, après avoir signé avec les fabricants des contrats léonins sur le conseil "d’experts" dont on retrouve un certain nombre dans les cosignataires de la tribune ?

« Selon une application bien sentie de la théorie du complot » : parmi les cosignataires de Fischer, il en est un qui, absolument ulcéré qu’au cours d’une émission télé, j’aie osé l’interroger au sujet tabou de ses conflits d’intérêts (pourtant nombreux), avait menacé Yves Calvi – sidéré – de poursuites judiciaires pour l’avoir attiré dans un « traquenard » (citation). D’où il appert que la théorie du complot n’affecte pas seulement les adeptes « des rumeurs »…

« Le principe de vaccination universelle allait de soi lorsque des maladies infectieuses très fréquentes pesaient lourdement sur la société ». Si ce principe "allait de soi" depuis si longtemps, pourquoi les fabricants et les autorités se sont-elles donné tant de mal pour l’introduire, au début des années 1990 seulement, comme une innovation de politique sanitaire majeure imposée par l’évolution épidémiologique de l’hépatite B ?

« Allons voir ce que sont les maladies infectieuses de l’enfance (…) dans les pays en guerre comme la Syrie » : et dire que personne n’a encore pensé à la Fondation Gates pour réintroduire, entre deux bombardements ou deux largages de gaz interdits, le bonheur dans ce malheureux pays, grâce aux vaccins que ne manqueraient pas d’offrir le couple de fameux philanthropes !

« "La santé ou l’immunité naturelle" est un fantasme potentiellement dangereux ». Si l’on en croit le site de la « Concertation citoyenne », le gars qui vous proclame que le rôle de « l’immunité naturelle » dans « la santé » n’est rien de plus qu’un « fantasme » est « professeur d’immunologie pédiatrique et chercheur, titulaire de la chaire Médecine expérimentale au Collège de France depuis 2014 »… Les promoteurs de la théorie du genre qui vous soutiennent que l’anatomie, c’est juste une illusion d’optique, sont de tout petits joueurs à côté d’un gros calibre comme ça.

« Les vaccins réduisent l’usage des antibiotiques » : au regard des déplorations alarmistes constantes visant la surconsommation vertigineuse des antibiotiques, on n’ose même pas imaginer - oh ! purée ! - ce que devait être la consommation de ces médicaments avant les vaccinations…

« Les nouveaux vaccins bénéficient d’essais cliniques (…) équivalents voire supérieurs à ceux de tout médicament ». Le principe du fast-track, qui a permis la commercialisation de Gardasil dans des délais records (et à un coût défiant toute concurrence), consiste précisément à contourner l’essentiel des essais cliniques qui s’imposent habituellement pour « tout médicament »... Dans l’ordre des vaccins encore plus "nouveaux" que Gardasil, rappelons qu’aussi récemment qu’en 2009, l’Agence européenne avait cru bon d’ajouter aux notices de tous les vaccins anti-H1N1 qu’il n’avait pas été procédé aux essais d’efficacité et de tolérance normalement requis : en foi de quoi, les réassurances irresponsables de Fischer & Co paraissent plus tenir de la "rumeur" que de la science, voire de la simple honnêteté intellectuelle [5].

« Les autres allégations sur les risques de sclérose en plaques (hépatite B) (…) ne sont absolument pas fondées, comme l’ont montré de nombreuses études en France et à l’étranger ». On fait quoi des études qui ont montré le contraire et, plus encore, de celles – "nombreuses" tout particulièrement en France – qui ont répétitivement suggéré une élévation du risque, mais sans jamais atteindre la limite de signification statistique pour la raison toute bête qu’elles étaient, non moins répétitivement, d’une puissance statistique lamentablement insuffisante ? On fait quoi, aussi, de cette brillante étude (Zipp et coll., 1999) citée dans toutes les biographies favorables à cette vaccination et dont tout le monde a oublié qu’elle était tellement nulle que les autorités françaises avaient jugé qu’elle devait être "rejetée" ? Dites-moi, Monsieur Le Professeur : en bonne épistémologie, l’appréciation sélective des données disponibles, ça relève de la "science", ou de la "rumeur" ?...

« Pour ajouter à la confusion ambiante, le statut juridique mixte de vaccins « obligatoires » et de vaccins « recommandés » déroute tant les patients que les médecins ». Tandis que l’aporie d’une vaccination obligatoire ET indisponible n’a jamais "dérouté" personne. De même que « juridiquement », ne déroute personne un lien de causalité pour les scléroses en plaques post-vaccinales jugé possible par les juridictions administratives (quand ce sont les contribuables qui payent les indemnisations), mais impossible-streng-verboten par les juridictions civiles (quand ce serait aux fabricants de payer)…

« Nous espérons que nos nouvelles autorités politiques auront à cœur de se saisir du sujet (…) de la vaccination, comme vient de le faire le gouvernement italien » : c’est oublier que les pays de longue tradition maffieuse ont une autre façon de voir les choses…

Enfin, avant…

[1] Qu’on aille me chercher mon fusil à blaireaux et que ceux qui pensent que j’en fais trop dans le comique de répétition lèvent la main !

[2] Mutatis mutandis, ça rappelle un peu 2009 lorsque, convaincus d’avoir suffisamment affolé les foules et confrontés à la décevante bénignité d’une « pandémie » annoncée comme effroyable, les « experts » de l’administration se mirent à expliquer doctement que le virus pouvait muter en plus agressif – fournissant du même coup le meilleur argument contre leur politique vaccinale : parce qu’un vaccin dirigé contre un virus qui a muté...

[3] "La chair est faible, mais l’esprit est prompt" (Mat. 26 41).

[4] Pan ! Pan !

[5] On rappelle que ce dédain à l’endroit d’une mise en garde pourtant dépourvue d’’ambiguïté avait été une constante des discours de Bachelot : c’est un nouvel effet indésirable des vaccins qu’ils conduisent d’éminents Professeurs au Collège de France à aligner leurs analyses sur celles d’une ancienne visiteuse médicale qui n’a jamais brillé par la puissance de son esprit...


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