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Débat national sur les vaccinations : toujours aucun vaccin en vue contre les escrocs ou les imbéciles

lundi 21 novembre 2016 par Marc Girard

RÉSUMÉ – De même qu’on l’avait fait à propos de la mission confiée à Madame Hurel sur les vaccinations, on commence par inventorier les éléments de fait qui autorisent à ridiculiser par avance les conclusions de la « concertation citoyenne » sur LA vaccination organisée cet automne par la Ministre de la santé : on souligne, notamment, que comme avec le rapport Hurel, ces conclusions ont été fixées... par avance – en toute démocratie, cela va de soi. On s’interroge ensuite sur ce qui s’oppose à ce qu’une telle mauvaise foi si fortement marquée de niaiserie ne soit pas clairement dénoncée comme telle par les plus farouches opposants aux vaccinations, et on est alors amené à regretter qu’en pareille matière, la bêtise et l’incompétence soient si contagieuses. Cherchant ensuite à s’élever au-dessus de l’inépuisable confrontation entre pro- et anti-vaccinalistes (à laquelle on a déjà consacré une certaine énergie sur le présent site), on s’interroge sur la dynamique politique qui peut rendre compte de ces impasses – et on a se hasarde même à proposer des pistes pour en sortir.

Table des matières

  1. Introduction
  2. Les acteurs du débat
    • Les escrocs
    • Les imbéciles
  3. Essai d’interprétation politique
    • Chercher les invariants
    • Savoir se taire
    • Localiser l’abcès
    • Démocratie sanitaire
  4. Crise ou triomphe du capitalisme ?
    • Critères intrinsèques de crédibilité
    • Vers l’épuisement du système capitaliste ?
    • Une arrogance triomphaliste ?
  5. Conclusion

Introduction

En pleines vacances d’été, la ministre de la santé a annoncé un débat national sur la politique de vaccination (Le Moniteur des Pharmacies, 01/08/16). S’en est suivie la désignation, dans des conditions opaques, d’un comité d’orientation forcément « indépendant » [1] qui s’est empressé d’ouvrir, à partir de la mi-septembre, un « espace participatif » où, durant un mois, chaque citoyen s’est vu invité à exprimer son opinion « à titre individuel ou collectif » [2]. La lecture de ces contributions – mêlant donc celles des citoyens collectifs et celles des collectifs citoyens – devrait donner lieu à une « synthèse » supposée être présentée au public (individuel ou collectif) avant la fin de ce mois de novembre : comme avec le rapport Hurel, ça ne nous laisse plus beaucoup de temps pour rigoler par avance…

Essayons quand même.

Les acteurs du « débat »

Les escrocs

Si l’on imposait aux politiques en exercice d’être intelligents, il y aurait vacance du pouvoir. Mais la moindre des choses que l’on puisse attendre d’eux, c’est un minimum de sens politique, justement – c’est-à-dire de capacité à écouter les citoyens et à arbitrer tant bien que mal entre des attentes pas toujours compatibles [3]. Or, ce qui frappe, avec cette problématique vaccinale (comme avec bien d’autres), c’est le cynisme absolu avec lequel les politiques mettent en scène leur refus de simplement écouter, voire d’accréditer qu’ils essaient. Refus d’autant plus inquiétant qu’il s’inscrit dans une rhétorique globale de « participation » : dans l’inconscient de nos politiques, à quelle perversion peut ainsi correspondre la « participation » de gens à qui l’on a contesté d’emblée le droit d’être simplement écoutés [4] ?

  • Rappelons que, pour la ministre organisatrice de cette pseudo-consultation, la vaccination « ne se discute pas » : si la discussion se voit d’emblée mise hors-jeu, sur quoi peut bien porter la « consultation » ?...
  • Avec la même ingénuité dictatoriale [5], la même ministre a fixé par avance les conclusions de la consultation publique : « améliorer la confiance dans la vaccination », « améliorer la couverture vaccinale » (Le Figaro, 16/09/16). Par comparaison à des « consultations » comme ça, même les congrès du PC chinois au temps de la Révolution culturelle avaient des allures de joyeuses sauteries conviviales… En tout cas, on croit comprendre que le travail de « synthèse » dévolu au comité d’orientation pour la journée publique de clôture ne risque pas d’épuiser les « indépendants » qui en ont la charge : il faut effectivement une propension forte à « l’indépendance » intellectuelle pour s’intégrer sans protestation à cette forme de course d’« orientation » qu’on appelle habituellement promenade en laisse. « Attaché ? dit le loup »…
  • Le site participatif en question place sans ambiguïté la « consultation » dans les suites du rapport Hurel, dont le cynisme et la bêtise ont déjà fait l’objet d’une analyse ici même. Rappelons à titre d’illustration plus qu’éloquente que Madame Hurel – dans la biographie de laquelle on chercherait vainement la moindre réalisation notable, qu’elle soit politique ou intellectuelle – s’est permis de snober sans un mot de justification la plus ancienne association dévolue à la critique des obligations vaccinales, la LNPLV. Personne – et surtout pas les intéressés ! – ne me soupçonnera de la moindre complaisance coupable à l’endroit de cette association, mais si n’importe qui peut ainsi la dégommer d’une pichenette, sur quoi se fondent les dénonciations outrées du poids des « lobbies » opposés aux obligations vaccinales ? Imagine-t-on, aux USA, un débat sur le port d’armes lancé par le gouvernement, et confié à une dérisoire ex-secrétaire qui se permettrait, en sus, de snober la National Rifle Association ? Il faut savoir de quoi l’on parle quand on prétend dénoncer « les lobbies »…
  • Si ce rapport Hurel doit servir de fil rouge malgré sa débilité patente, pourquoi vient-on de nous présenter la vaccination par les pharmaciens comme un progrès alors que voici un an, cette même Hurel soutenait que « la vaccination en officine n’est pas encore mûre pour la France » (Pharma N° 124 : sept. 2015) ? On sait que, s’agissant des bananes, des tomates ou du bois d’ameublement, le « développement durable » promu par le capitalisme contemporain a ses techniques de mûrissement accéléré, mais peut-on croire qu’il suffise d’une petite année pour opérer celui d’un bouleversement technico-réglementaire aussi drastique ?
  • L’illustration introductive du site participatif proclame avec finesse « NOUS sommes tous concernés par la vaccination » : pourquoi, au fait, si l’on envisage comme faisant partie des possibles – surtout après une « concertation » forcément démocratique – que, s’alignant sur la quasi-totalité des pays étrangers, la France renonce à une obligation dont on attend toujours la moindre justification sérieuse ? S’il n’y avait plus d’obligation, au nom de quoi les citoyens seraient-ils forcés de se sentir « concernés » ? Parce qu’ils mourraient comme des mouches sinon ?
  • Comme le niveau intellectuel du Collège de France a peu ou prou suivi celui de nos collèges tout court, la ministre a jugé nécessaire de mettre en garde l’éminent immunologiste qu’elle y a trouvé pour jouer le rôle de président-indépendant, contre les cons qui s’imaginent qu’il pourrait exister « une immunité naturelle envers les maladies infectieuses » [6] (Lettre de mission au Prof. A. Fischer du 03/02/16). Dans l’improbable hypothèse où, nonobstant cette remise à niveau accélérée, notre Aliboron du Collège de France n’aurait pas tout suivi, la ministre a fini par lâcher le morceau : « le rétablissement de la confiance est un enjeu majeur ». Nom d’un indépendant ! C’est de la « concertation citoyenne », ça, ou je ne m’y connais pas !...

Les imbéciles

Malgré une telle accumulation d’éléments clairs, précis et concordants attestant que cette concertation n’est rien d’autre qu’un grossier foutage de gueule, il s’est néanmoins trouvé des citoyens (certains se présentant comme fort impliqués dans les questions de politique vaccinale) pour participer à cette « participation » – et même la promouvoir avec ardeur –, se privant par là même du meilleur argument : la snober avec mépris en la dénonçant comme intolérable simagrée.

Je n’ai évidemment pas pris la peine d’aller fureter sur le site « participatif » pour prendre connaissance des contributions inspirées par cette mascarade ; mais sans chercher à offenser personne, qu’il me soit permis de dire qu’aucune de celles dont copie m’a directement été adressée ne m’est apparue apporter quoi que ce soit de significatif à la réflexion sur la politique vaccinale française (quand elle ne contribuait pas, par sa nullité, à décrédibiliser toute critique envers ladite politique). Pourquoi s’être privé de l’arme du boycott au profit d’interventions ainsi dépourvues du moindre intérêt ?

Quand le piège à cons est à ce point reconnaissable (une « consultation » censément démocratique dont les conclusions – ineptes de surcroît – ont été fixées d’avance par ses instigateurs), il est difficile de reconstituer par quel mécanisme tant de gens, pas forcément tous idiots, peuvent s’y précipiter en criant « hip hip hip ! hourrah ! ». On aurait besoin d’une preuve complémentaire que, depuis leur apparition, les vaccinations acculent les gens à un état de sidération intellectuelle proche de la débilité que l’on ne pourrait trouver plus éloquent…

J’écoutais récemment sur la BBC une série intitulée « Useful idiots » (Idiots utiles) consacrée à tous ces intellectuels éminents qui se sont compromis avec ardeur et obstination dans la défense de régimes politiques indéfendables tels que le stalinisme ou le maoïsme : une des explications qui m’a le plus frappé pour sa justesse, c’est l’idée que la vanité était encore l’hameçon le plus efficace pour séduire les « idiots » en question, si brillants fussent-ils par ailleurs. Se voir – ou plutôt se croire – reconnu par ceux qui disposent du pouvoir a toujours été le meilleur antidote de l’esprit critique et ils sont nombreux à s’en être laissé intoxiquer, du grand Platon au rusé Voltaire… Que dire, alors, quand l’hameçonnage des puissants vise délibérément d’authentiques idiots – universitaires frustrés, maltraités du système suintant de ressentiment, anciens cancres ou laborieux minables obsédés par le fantasme de se voir enfin entendus pour un faux savoir acquis à peu de frais par la grâce d’Internet, hypocondriaques exténués de tension entre la promesse d’une rassurante prévention [7] et le risque d’une iatrogénie qui ajouterait au cortège déjà lourd de leurs symptômes de toute façon inépuisables : le mirage de se voir enfin « reconnus » – maître-mot de la victimologie contemporaine – rend tous ces gens-là disponibles pour les fornications les plus ignobles…

Narcisse contemporain, c’est ça aussi : ne pas avoir le minimum de désintéressement pour se taire quand il est patent que personne ne vous écoutera [8].

Essai d’interprétation politique

Chercher les invariants

Un des symptômes les plus déprimants du narcissisme contemporain [9], c’est la propension actuelle des militants même les plus authentiques, même les plus engagés, à s’imaginer que la misère du monde se résume à leur cheval de bataille : tel défenseur des « droits de l’homme » vous traite d’irresponsable si vous n’avez pas signé sa dernière pétition concernant la dernière victime exotique de je ne sais quel tyran non moins exotique, tel promoteur du « commerce équitable » manque de vous crever les yeux quand vous lui proposez un café Nespresso, etc. [10]. Ma position est rigoureusement inverse : il faut travailler à abstraire de ce qu’on a appris à connaître à force d’engagement personnel sur des problèmes particuliers, afin d’en identifier les invariants qui peuvent servir à d’autres impliqués dans de tout autres causes.

Ainsi, et bien que m’étant récemment octroyé durant plusieurs semaines une période de réflexion silencieuse, j’en suis aujourd’hui à mon troisième article consécutif consacré à la politique vaccinale des autorités françaises [11]. Eh bien ! ce n’est pas parce que j’imagine que les vaccinations en elles-mêmes appellent l’investissement de tout citoyen raisonnablement politisé, mais parce que les problèmes précis que la critique de cette politique m’ont conduit à identifier me paraissent largement pertinents pour de multiples autres problématiques liées aux désordres du néo-capitalisme.

Savoir se taire

C’est le propre du politique – de l’impératif que la Cité soit correctement gérée – que les individus devraient y réfléchir à deux fois avant de se mettre en avant quand l’enjeu est celui du Bien Public. « Concertation citoyenne » dont les résultats sont connus avant même qu’elle n’ait été mise en œuvre, la dernière initiative du ministère de la santé vise simplement à occulter une violence collective (les obligations vaccinales) sous le masque d’une consultation personnalisée : à partir du moment où les autorités affectent ainsi de se concentrer sur l’individu quand il est évident que tout est fait pour l’indifférencier dans un prétendu bénéfice collectif, il faut être tout simplement con – je pèse mes mots – pour masquer cette arnaque en accréditant qu’il était bien possible de prendre la parole, sans se soucier de savoir s’il y avait quelqu’un pour l’entendre…

Il y a pourtant des précédents fort instructifs. Lors de l’ « Audition publique » de novembre 2004 consacrée à la vaccination contre l’hépatite B, j’avais été d’office inscrit dans la liste des intervenants sans même avoir été sollicité par les organisateurs et quand n’importe quelle personne de bon sens aurait pu deviner que je refuserais d’y aller [12]. Je présume qu’après des années où j’avais été rigoureusement ignoré par les autorités sanitaires, j’aurais dû me sentir honoré qu’on affecte ainsi de tenir tant que ça à ma présence [13] : mais il ressortait au contraire de cette inscription d’office [14] que fixées d’avance, les conclusions de l’Audition en question avaient juste besoin d’une apparence de démocratie pour masquer le coup de force [15].

N’en déplaise donc à ceux qui sont prêts à toutes les concessions pour assouvir leur rêve de se croire – sinon se voir – « reconnus », il arrive que l’on soit plus audible quand on sait se taire que quand on tient à prendre la parole coûte que coûte [16].

Localiser l’abcès

J’ai quelques arguments réglementaires, techniques et scientifiques pas forcément nuls et probablement suffisants pour décrédibiliser sévèrement la politique vaccinale de nos autorités : ne serait-ce que par égards pour tous ceux qui me font confiance, je ne manquerai pas d’être présent lorsque le débat s’élèvera à l’évaluation technico-scientifique et à la promotion de la santé publique. N’empêche que pour l’instant, ce serait juste hors-sujet, car tant que les autorités se complairont dans l’aporie d’une vaccination « obligatoire » quoique indisponible (et même : de plus en plus indisponible), je ne vois aucun intérêt à élever le débat : nous avons affaire à des escrocs, sans doute à des criminels, un point c’est tout.

Je n’ai encore jamais vu un parlementaire apprendre l’existence d’une escroquerie aussi grossière (une vaccination obligatoire ET rendue indisponible par les autorités !) sans manifester son indignation et s’engager à s’y opposer. Ce n’est pas mon problème, ensuite, si notre personnel politique n’a pas les couilles de ses indignations. Mais, par rapport à une telle lâcheté, je peine à comprendre ce que certains anti-vaccinalistes attendent d’un déport de ce scandale incontestable vers les questions plus que vagues liées à l’aluminium : outre que la pseudo-toxicité de cet adjuvant repose sur une double bouffonnerie [17], je ne vois vraiment pas l’intérêt de déplacer le scandale d’une décision précisément localisable dans le temps (2008) et dont la motivation lamentablement lucrative saute aux yeux, vers une parlerie concernant un composant présent dans les vaccins depuis presque un siècle et dont personne n’avait jamais soupçonné la toxicité [18] avant qu’il n’apparaisse utile de trouver un bouc émissaire pour dissimuler les conséquences dommageables de la décision susmentionnée. Opérer un déplacement aussi ridicule, c’est se tirer une balle dans le pied à la kalachnikov, cette même kalachnikov qui a permis à des magistrats « spécialisés » de régulièrement louper tous les éléphants pourtant obèses affalés dans les couloirs tellement étroits du Pôle santé.

Démocratie sanitaire

On l’a déjà dit sur le présent site : exceptionnel dans le monde à l’échelle d’une nation, le principe des obligations vaccinales pose d’immenses problèmes éthiques et juridiques, qui s’ajoutent aux questions technico-scientifiques déjà complexes liées au rapport bénéfice/risques de chaque vaccin [19]. Ce n’est donc pas une facilité rhétorique de soutenir que l’obligation vaccinale confronte les citoyens à une menace de totalitarisme médical [20]. Sans entrer plus avant dans ce sujet forcément polémique, il suffit de relever le contraste frappant entre l’obstination bornée des autorités françaises à vouloir élargir les obligations vaccinales au prix de n’importe quelle filouterie et, d’autre part, la mise en scène antagoniste d’une consultation citoyenne censée accréditer le mythe d’une « démocratie sanitaire ». Pour les besoins du présent exposé, on se contentera de remarquer qu’il existe bien d’autres preuves de cette contradiction entre une administration de plus en plus dictatoriale (et passablement délinquante en référence aux lois et réglementations disponibles – vous savez : celles qu’ignorent si manifestement les magistrats du Pôle santé) et les promoteurs d’une « démocratie sanitaire » dont la fourberie saute à tous les yeux qui regardent par-delà la ligne bleue de la reconnaissance narcissique. Pour ne citer que cet exemple parmi les plus récents, qui ne s’étonnerait de voir annoncée comme une immense avancée démocratique l’implication des patients dans l’évaluation des médicaments [21] au moment même où la ministre affiche son obstination de mépris à l’endroit de ses instances les plus « officielles » d’évaluation sanitaire dès lors que, pour une fois bien inspirées, elles ont recommandé l’abandon les médicaments anti-Alzheimer dont l’inefficacité est pourtant notoire ? De qui se moque-t-on, avec cette épistémologie wikipédienne appliquée à l’évaluation pharmaceutique [22] – et qui ne changera de toute façon RIEN à des allocations de fonds publics décidées sur de tout autres critères que l’évaluation technico-scientifique ou la santé publique ? De qui se moque-t-on quand les citoyens, quotidiennement privés des choix politiques qui devraient leur revenir (voire privés du résultat d’élections qu’ils ont pourtant gagnées haut la main), se voient entretenus dans la douce illusion qu’ils pourraient néanmoins intervenir dans des évaluations technico-scientifiques requérant une compétence précise qui ne peut être le lot du plus grand nombre ? De qui se moque-t-on quand « l’expertise », constamment invoquée pour interdire le jeu démocratique, se voit soudain présentée comme résultant d’un droit universel sur les rares questions où elle devrait s’imposer comme incontournable goulot d’étranglement [23] ?

Crise ou triomphe du capitalisme ?

Critères intrinsèques de crédibilité

Dans les lignes qui précèdent, j’espère avoir rendu plus accessible mon idée que la portée politique du débat sur les vaccins dépasse largement les seules questions technico-scientifiques inhérentes à ce sujet précis.

Mais dès lors que le débat démocratique se voit saturé de questions technico-scientifiques multiples qui échappent forcément à la compétence de la plupart des individus si instruits soient-ils, comment éviter l’alternative terrible entre tout savoir sur rien – et se taire sur tout ce qui ne relève pas d’une compétence éprouvée, mais désespérément étroite – et ne rien savoir sur tout en jouant le bras de fer avec les véritables experts quitte à décrédibiliser une cause à force de ridicule – petit jeu idiot auquel les anti-vaccinalistes sont passés maîtres, avec pour brillant résultat les conclusions du rapport Hurel et ses suites ?… Tout simplement en s’appliquant, sur les questions où l’on ne dispose d’aucune connaissance approfondie, à mettre en œuvre des critères intrinsèques de crédibilité qui permettent à tout citoyen doté d’une élémentaire instruction de contrôler le détournement d’expertise. Je le répète : il n’est nul besoin de la moindre compétence pharmacologique, médicale, ou juridique pour dénoncer comme scandaleuse une situation qui impose aux citoyens des vaccinations obligatoires quoique indisponibles. Et je suis désolé de dire à ceux qui s’appliquent – éventuellement sous couvert de leur propre « expertise » – à occulter ce scandale pourtant simple à appréhender qu’ils sont de fieffés imbéciles.

Quoique conçu voici longtemps et à la hâte, le diaporama exposant mes recommandations quant à ces critères intrinsèques de crédibilité mériterait d’être clarifié et repris de façon plus didactique ; mais même en l’état, il est facile d’en discerner les grandes lignes directrices – au travers également des exemples où j’ai invoqué ces critères dans mes différents articles [24] : évitement du jargon, transparence des références, vérification et hiérarchisation des sources, reconnaissance des rhétoriques de manipulation (« tous les experts s’accordent à penser que… ») et, par-dessus tout, exigence de cohérence (par exemple : des vaccins obligatoires quoique interdits de vente…). On notera, et ce n’est pas un hasard, que ces dispositions intellectuelles à l’examen critique – qui devraient relever d’une formation scolaire élémentaire (et qui exigent, en particulier, de savoir lire et appréhender le sens d’un texte) – sont précisément celles auxquelles notre école de la République fait une chasse débutée depuis quelque cinquante ans, mais de plus en plus intensive à mesure que la voracité des possédants s’affranchit de toute limite [25]…

Vers l’épuisement du système capitaliste ?

C’est un fait historique que, d’Alexandre à Hitler en passant par Napoléon, les délires de conquête – une fois affranchis de toute limite – ont toujours conduit leurs instigateurs à leur perte : qui trop embrasse… Dans cette ligne de pensée, on peut sérieusement se demander si, dans son obsession démente de tout marchandiser – jusqu’à notre corps, notre fécondité, nos pulsions et notre libido – le capitalisme n’est pas en train d’atteindre ses limites.

Comme parfaitement illustré par ces paris sur l’avenir supposés justifier à peu près n’importe quelle immunisation à n’importe quel prix, les acteurs du capitalisme contemporain n’ont tout simplement pas les compétences suffisantes pour justifier leur prétention à intervenir sur tout : ils peuvent donc se réjouir de trouver, en la personne des anti-vaccinalistes, encore plus nuls qu’eux pour sauvegarder une petite apparence de sérieux malgré des échecs de plus en plus cuisants.

Si, malgré une propagande objectivement délictueuse, voire criminelle de par ses conséquences, il se trouve jusqu’à 40% de nos concitoyens pour entretenir des doutes quant à la politique vaccinale de nos autorités, il est certain qu’ils ne sont pas 40% pour être entrés dans la résistance effective. Mais en sommes-nous loin ? Que faudrait-il pour qu’une partie significative de tous les sceptiques se décide à mettre en actes ses objections ? Dans les années 1970, même dans les régions de forte tradition religieuse comme la mienne, on a vu les églises se vider à une vitesse incroyable : les pauvres croyances inculquées par les bouffons de l’OMS et les gourdes en service pour Big Pharma seraient-elles plus inoxydables que celles qui ont tenu les foules durant pas moins de deux mille ans ?

Ma modestie naturelle dût-elle en souffrir, qu’il me soit permis de faire état d’un souvenir justifiant mon intuition qu’un minimum de sérieux dans la critique du système pourrait – au moins sur certains points – se solder par des modifications comportementales tangibles. À partir de juin 2009, alors que le délire H1N1 organisé par les plus hautes autorités nationales et internationales était à son acmé, j’ai commencé à recevoir plusieurs centaines d’e-mails par jour : leurs auteurs n’avaient généralement pas d’intérêt particulier pour les problématiques vaccinales en général mais là, ils se voyaient très personnellement sollicités pour se faire vacciner et, plus encore, faire vacciner leurs enfants – d’où leur inquiétude (d’ailleurs parfaitement justifiée, comme attesté par la suite). Or, le message qui ressortait quasiment à chaque contact, c’était peu ou prou le suivant : « on a beaucoup cherché sur Internet et il n’y a que votre site qui nous est apparu crédible sur le sujet de la vaccination anti-H1N1 ». Cependant, à cette époque, la propagande officielle battait son plein, et peut-être plus hystériquement en France qu’ailleurs, compte tenu des traditions nationales concernant la vaccination et de l’incompétence patente du corps médical français dans les matières les plus pertinentes pour l’espèce (pharmacovigilance, réglementation pharmaceutique…). Le résultat net a été un record d’abstention vaccinale (plus de 90%) dans notre pays, et j’avoue la prétention d’y avoir significativement contribué. Certes, parmi les millions de gens qui ont refusé de se faire vacciner malgré la propagande dont ils faisaient l’objet, il est hautement probable qu’un grand nombre n’avaient jamais entendu mon nom : mais n’est-ce pas précisément mon idéal affiché que le bon expert, c’est celui dont on peut se passer, celui qui va permettre à tout un chacun de se réapproprier des éléments de faits simples, aisément vérifiables [26] ?

Aux omniscients du Net soucieux d’effacer [27] le souvenir de ce précédent, j’ai deux critères forts qui permettent d’objectiver la différence entre le désintéressement et le narcissisme dans la prise de parole : i/ la détestation silencieuse, mais massive, que me portent désormais les responsables des firmes pharmaceutiques ; ii/ l’implacable censure dont je fais désormais l’objet au niveau des grands médias [28], alors que non seulement je ne me suis jamais trompé sur la question de la grippe porcine, et que j’ai même initié [29] le débat médiatique sur d’autres sujets dont la pertinence s’est largement confirmée depuis : les conflits d’intérêts, les statines, le dépistage mammographique, les génériques [30]…

D’où je conclus que malgré des obstacles parfois faramineux et nonobstant d’indubitables échecs, le sérieux individuel peut être utile au collectif : au prix que l’administration sanitaire impose au contribuable pour indemniser (en douce, bien qu’au nom de la solidarité nationale) les narcolepsies post-vaccinales, j’ai certainement été « utile » en contribuant à ce que pas plus de 8% des Français ne reçoivent une vaccination anti-H1N1…

Une arrogance triomphaliste ?

Une autre hypothèse moins souriante que l’épuisement du système capitaliste [31], c’est que, en ne craignant pas d’opposer aux questions légitimes des citoyens la sidérante niaiserie d’une niquedouille telle que Madame Hurel [32], les responsables démasquent un triomphalisme qui les conduit à imaginer qu’au point où ils en sont arrivés, ils n’ont plus aucun gant à prendre pour se moquer du monde. Mais c’est là encore un enseignement de l’histoire militaire que la sous-estimation des adversaires peut générer des catastrophes [33]. En l’espèce, je ne suis pas certain que prendre les gens pour des cons soit le meilleur moyen pour les mater…

Il va de soi, cependant, que si nous entendons résister aux régiments de gourdiflotes, bêtes mais fanatiquement disciplinées, que nous envoient Big Pharma et ses valets, il y a urgence à trouver plus aguerris que les Frachon, Even, Bapt, Winckler et autres Toussaint…

Conclusion

Avec des primo-vaccinations à 420 € impliquant des substances pharmacologiques complexes et mal étudiées susceptibles d’exercer leurs effets durant des années, voire des décennies, les enjeux financiers et sanitaires des vaccins apparaissent considérables : mais ils ne suffisent pas pour occuper tout l’horizon du débat public. Pour ne prendre qu’un contre-exemple parmi hélas bien d’autres, les enjeux financiers et sanitaires des décisions prises par Anne Lauvergeon le sont au moins autant [34] – et je ne parle pas de la subtile géopolitique de notre « Guimauve le Conquérant » dans sa lutte implacable contre le terrorisme islamiste moyennant le fichage de ses concitoyens…

Quarante pour cent d’objecteurs à la politique vaccinale de nos autorités, c’est plus de résistants que n’en a connu la France de Vichy, mais ce n’est pas suffisant pour faire bouger les choses… Dans le présent article, je me suis attaché à montrer que malgré la puissance de l’adversaire et la relative complexité des problèmes posés, on pouvait assumer son statut « d’animal politique », en fuyant l’alternative entre sidération résignée et verbiage irresponsable. Mais que l’on prétende prendre part au débat comme expert ou simplement comme citoyen, il faut réfléchir, voire travailler, et de façon aussi chaste que possible : le souci du Bien Public n’est guère compatible avec la promotion de son moi-je…

Même si l’adversaire nous sous-estime, prenons garde à ne pas le sous-estimer… Cela vaut pour les vaccinations – mais pas seulement pour elles…

[1] Pour apprécier la crédibilité de l’idéal, il suffit d’imaginer ce que pourrait être un comité d’orientation officiellement présenté comme « dépendant »…

[2] On appréciera, là encore, la crédibilité d’un projet consistant à inviter des citoyens individuels à titre « collectif » dans un processus dont la première étape – la mission Hurel – a superbement ignoré les collectifs le plus officiellement consacrés aux vaccinations : cf. plus bas…

[3] Comme me disait naguère un sénateur de la France profonde : « Pour faire de la politique, il faut aimer les gens ». Si les politiques actuels rivalisent de démagogie jusqu’à la nausée, je crains qu’il soit de plus en plus difficile d’en trouver qui aiment les gens.

[4] Le hasard ( ?) des circonstances fait que tout en préparant le présent article, je suis dans la lecture du dernier livre de J. Chapoutot sur le mode d’être nazi (La loi du sang. Penser et agir en nazi, Gallimard, 2014). Sans chercher à dramatiser, je suis frappé par la convergence d’incohérence entre une participation qui fait l’économie du dialogue et cette autre violence qui consistait à affirmer que, dans les camps, les détenus « [devaient] obéir sans délai ni discussion aux ordres de leur supérieurs », tout en proclamant simultanément que l’internement « ne [relevait] pas de l’arbitraire » (p. 250-1). Cela fait déjà longtemps que Viktor Klemperer nous a alertés sur les risques du langage quand on en use n’importe comment…

[5] Le droit divin se discute d’autant moins que, comme chacun sait, il a été laïcisé dans notre pays depuis 1905…

[6] C’est prodigieux l’omniscience que peut conférer une agrégation de « sciences » économiques et sociales, assortie d’un séjour à Science Po – conçu comme un complément d’aiguisage intellectuel.

[7] Psychanalytiquement, on peut sans doute interpréter l’excès d’agressivité de certains hypocondriaques anti-vaccinalistes comme formation réactionnelle aux sirènes d’une immunité tellement désirable contre LA maladie.

[8] Après mise en ligne de mon article, l’un des activistes auxquels je pensais en dénonçant cette obsession fantasmatique d’être écouté à tout prix m’écrit pour me dire en substance que j’ai raison sur le fond, mais tort en l’espèce, car il estime que les conditions du boycott n’étaient pas réunies (je suis assez habitué à ce type de critique : j’ai vaguement raison en général - ce qui évite d’examiner précisément mes arguments -, mais l’essentiel m’a échappé sur le cas particulier...). Il justifie donc longuement sa décision de participer à l’espace "participatif" moyennant même plusieurs contributions, pour conclure : "Mais l’essentiel pour moi était que des “experts” les lisent". En gros et pour résumer : vous avez raison, cela ne sert à rien de parler à ces gens-là, mais pour ce qui ME concerne, il était essentiel qu’ils m’entendent. Narcisse, on disait ?...

[9] Ch. Lasch. La culture du narcissisme, Flammarion, 2006.

[10] Ça n’empêche pas le premier de s’associer, dans son exercice professionnel, aux pires coups de salaud s’il peut en tirer un profit personnel, ni le second d’être accroc aux sites de voyages organisés à prix cassés…

[11] Alors même que, comme je l’ai souvent reconnu sur ce site, je ne me prends pas du tout pour un expert ès vaccinations.

[12] J’avais même très officiellement écrit au Procureur de Paris pour lui demander de prendre les mesures en vue de faire interdire cette manifestation crapuleuse.

[13] La veille de la manifestation, les responsables m’avaient harcelé au téléphone jusqu’à très tard dans la soirée pour me convaincre de venir.

[14] Cette inscription d’office était d’autant plus choquante que, l’année précédente, la « conférence de consensus », pourtant explicitement conçue pour réfuter mes expertises judiciaires, avait été organisée dans le plus grand secret (on a les « consensus » qu’on peut…), totalement à mon insu, dans le souci évident que je n’y mette pas les pieds…

[15] Sachant que le formalisme démocratique a lui-même des limites : le jour dit, aucune pastille n’est venue s’auto-coller sur les programmes imprimés pour avertir les participants (et documenter dans l’avenir) que j’avais formellement refusé de me prêter à une mascarade aussi grossière. De toute façon, même si mon absence a pu faire désordre sur le coup, l’archivage de documents ainsi falsifiés permet d’accréditer, à mesure que le temps passe, qu’une confrontation démocratique aurait bien eu lieu et qu’elle aurait permis de mettre en minorité le bon Dr Girard…

[16] N’est-ce pas, d’ailleurs, ce que nous enseignent avec régularité les élections européennes ? Il est flagrant que ce qui gêne le plus nos gouvernants à ce sujet, ce ne sont pas des résultats électoraux quand ils sont hostiles au système – puisque, comme attesté par plusieurs précédents amers, voire tragiques, lesdits gouvernants n’ont aucun scrupule à poser leurs hénaurmes derrières sur les scrutins qui leur sont défavorables : c’est la tendance forte des citoyens vers une abstention en forme de boycott, qui délégitime la Communauté européenne comme instance de démocratie et de fraternité internationale.

[17] Celle consistant à décrire comme « nouvelle » une lésion histologique connue de tous, sauf de ceux qui l’ont promue comme encore jamais vue, et celle consistant à la présenter comme « anormale » sans avoir jamais tenté la moindre comparaison avec des sujets normaux.

[18] Un correspondant ayant cru bon de me rappeler que, selon les promoteurs de l’entité "myofasciite", ce paradoxe tiendrait à un changement de la voie d’administration (intramusculaire au lieu de sous-cutané), je rappelle ce que j’ai déjà démontré : comme les autres des arguments mis en avant par lesdits promoteurs, celui-là est FAUX. La voie intramusculaire a été recommandée (probablement à tort, d’ailleurs) depuis bien longtemps.

[19] Même s’il s’est trouvé un avocat assez irresponsable pour aller poser une question non moins irresponsable au Conseil Constitutionnel dont la réponse – prévisible – a été médiatisée comme réfutant les problèmes pourtant cruciaux liés à une telle obligation.

[20] Menace dont on remarque qu’elle concerne aussi, et entre autres, le système des prises en charge anti-cancéreuses tel qu’il a été décrit par Nicole Delépine (Le cancer, un fléau qui rapporte, Michalon, 2013.) – là encore sans que ledit système puisse justifier la menace par le moindre bénéfice démontré en termes de santé individuelle ou publique.

[21] Évaluation pourtant fort complexe, dont les modalités échappent déjà à l’immense majorité des médecins français.

[22] Comme j’ai déjà eu l’occasion de le remarquer, il suffit d’aller consulter l’article « vaccination » sur Wikipédia pour appréhender les limites de cette encyclopédie pseudo-démocratique…

[23] Effet d’époque : qui ne voit qu’alors que les politiques s’égosillent à proclamer qu’on n’a plus le choix de rien (There is no alternative), ils ont inventé la mascarade des « primaires » pour entretenir les citoyens dans l’illusion qu’ils auraient encore plus de choix que ceux qui leur sont en principe garantis par la Constitution ?

[24] Il suffit de taper « critères intrinsèques » dans la fenêtre de recherche (comportant une loupe) sur l’écran d’accueil de mon site (juste à droite des onglets) pour faire apparaître tous les articles où j’ai cru bon de les invoquer.

[25] Moyennant le remplacement des cours de grammaire et d’analyse de textes par la propagande sur la « théorie de genres » – ou par la promotion de la pilule et des vaccinations.

[26] Ainsi, l’un des arguments qui a probablement le plus porté sur le public a été celui que j’ai introduit dès le printemps 2009, à savoir qu’il était impossible d’imaginer un médicament nouveau développé dans un délai de trois mois seulement. La plupart de ceux qui l’ont reçu n’avaient jamais réfléchi aux contraintes du développement pharmaceutique, mais une fois confrontés à cet argument de bon sens, ils ne pouvaient que l’accepter – et le colporter. On est là, évidemment, aux antipodes de cette disposition qui conduit certains bouffon(ne)s du Net à morigéner tous ceux qu’ils accusent de les avoir plagiés : lorsque, sous couvert de "philosophie", par exemple, on débite des idées reçues sur tout et sur n’importe quoi, on augmente évidemment la probabilité de les rencontrer chez autrui... Personnellement, rien ne peut me faire plus plaisir que de constater que d’autres se soient approprié mes idées : c’est exactement mon objectif...

[27] Moyennant des interviews ou des vidéos caviardées supposées accréditer que j’aurais prophétisé – à tort évidemment – quelque 60 000 décès consécutifs à la vaccination H1N1. Pour apprécier ma position sur le risque de cette vaccination, il vaut mieux se reporter à mes écrits qui sont parfaitement clairs (Alertes grippales – Comprendre et choisir, Dangles, 2009 : 117-9) : pas ma faute s’ils dépassent l’entendement de ceux/celles qui savent tout sur tout, sans jamais être capables d’expliquer où, quand et comment ils ont appris…

[28] Je dis bien « censure » et non simplement « boycott », car j’ai l’expérience d’invitations qui me sont inopinément parvenues par la force de l’habitude, et qui ont été ensuite précipitamment annulées, sous des prétextes pitoyables : illustration des procédures actives d’exclusion dont je m’honore de faire l’objet.

[29] Je ne dis pas que personne n’avait travaillé sur ces sujets avant : je soutiens simplement (et jusqu’à preuve du contraire dont je tiendrai compte si elle m’est donnée) que j’ai été le premier à lancer ces débats dans un grand média.

[30] Dans le même ordre d’idées, je note également les omissions précisément sélectives de la presse (et des associations…) quand elles célèbrent les avancées de la jurisprudence Distilbène, lesquelles, pour l’instant et sauf erreur de pointage (je ne parle pas des jugements de première instance), sont toutes imputables à mon travail expertal.

[31] Cette hypothèse n’est pas aussi naïve qu’il y paraît. Il s’avère, en effet, que pour se développer, le capitalisme a dû se reposer sur des valeurs absolument antagonistes avec celles qu’il cultive aujourd’hui : compétence, scrupulosité, goût du travail bien fait, respect des engagements… Il se pourrait que dans sa voracité désormais insatiable, le néo-capitalisme n’ait pas hésité à débiter, pour la vendre en bois de chauffage, la branche sur laquelle il était assis…

[32] Une recherche Google sur les mots-clés « hurel magouilles » jette une lumière assez crue sur la carrière du personnage – notamment sur la disproportion entre sa promotion politique et sa formation scolaire…

[33] N.F. Dixon. De l’incompétence militaire, Stock, 1977.

[34] J. Branco. « Les étranges affaires d’Areva en Afrique », Le Monde diplomatique, nov. 2016.


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