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Scientigourdes contre pétitionnaire péteux

Vaccination des bébés contre l’hépatite B
mercredi 24 juin 2015 par Marc Girard

RÉSUMÉ – Par sa consternante indigence, la récente pétition du Professeur Joyeux a fatalement stimulé la condescendance indignée des partisans de la politique vaccinale officielle. Dans le présent article, on se consacrera principalement au site Rougeole Épidémiologie dont la « scientificité » a été célébrée avec délectation par la presse à la botte : en reprenant point par point l’un de ses articles (consacré à la vaccination des bébés contre l’hépatite B), selon la technique banale du « commentaire de texte », on va en démontrer l’abyssale nullité médicale tout autant que scientifique (pour ne point parler de la lisibilité…). Outre donner l’occasion d’un nouveau point sur l’inconcevable scandale de la vaccination des bébés contre l’hépatite B, l’intérêt d’une telle confrontation, c’est qu’elle permet de comparer les positions internes à la communauté médicale (abstraction faite des ligues ou associations anti-vaccinales) [1] et de montrer qu’elles sont aussi nulles les unes que les autres. Le présent article s’achève sur un questionnement brûlant concernant la fiabilité des professionnels (médecins, pharmaciens, infirmières, sages-femmes…) dans des problématiques de santé publique pourtant majeures (notamment en termes de coût et de santé publique).

Introduction

Un peu tenu par l’urgence de contrer la pétition lamentable, mais pernicieuse, du triste Joyeux, je suis passé un peu rapidement sur « le discours des contradicteurs », c’est-à-dire sur la réaction des suppôts de la propagande vaccinaliste.

Or, la pétition de Joyeux était tellement nulle qu’elle a conduit ses adversaires à baisser la garde : ils se sont lâchés avec délectation, sans se rendre compte que dans ce combat gagné d’avance, ils n’étaient pas dispensés d’être un peu moins nuls que leur adversaire. La dynamique résultante a été celle qu’en psychanalyse on appelle « le retour du refoulé », les pro-vaccinalistes perdant toute prudence et démasquant, avec une impudeur inouïe, les tares de leur propre point de vue.

D’où mon problème actuel : parmi les inconcevables démentis « scientifiques » qu’a justifiés la non moins inconcevable pétition de notre Professeur ès embrouilles, lequel choisir comme le plus représentatif ?

  • Il y a eu, certes, notre ministre de la santé concluant – on parlait « d’impudeur inouïe » – que la vaccination, « cela ne se discute pas » sans apercevoir que si, malgré la politique de son prédécesseur, on a pu épargner à notre pays l’essentiel du drame sanitaire lié à Pandemrix (à défaut de lui en épargner les dramatiques conséquences financières [2]), c’est précisément parce qu’il s’est trouvé des gens pour « discuter » des impératifs vaccinaux fixés par les fabricants avec le complicité honteuse de l’OMS et du ministère dont elle a désormais la charge. Dans d’autres contentieux plus corporatistes, d’aucuns disaient que Marisol Touraine était tout simplement bête [3] : en cette nouvelle espèce, force est de constater qu’elle n’a rien fait pour démentir.
  • Sans qu’il soit possible de proposer une méthodologie plus rigoureuse, l’analyse des réactions anti-Joyeux (quoique désopilantes) permet de cibler, comme référence préférentielle des médias, la réaction anonyme du site Rougeole Épidémiologie, relayée par Rue89, que j’ai déjà eu l’occasion de critiquer, notamment d’un point de vue déontologique. Le temps passant ayant contribué à promouvoir comme « scientifiques » de référence les deux pauvres filles que, sur la base d’un argumentaire pourtant assez précis, j’ai moi-même qualifiées de « gourdes » [4], convenons pour la clarté de ce qui va suivre que, dans l’esprit d’apaisement et de consensus qui prévaut sur mon site, on va couper la poire en deux et qu’on les désignera comme les « scientigourdes » du débat.

Exemple parmi d’autres : la vaccination contre l’hépatite B

Dans le présent article, on se propose donc d’analyser plus systématiquement la crédibilité de ces deux scientigourdes [5], dont l’indigente contribution au sujet a été célébrée par le Huffington Post au titre d’un « décryptage minutieux »…

N’ayant, à la différence de Joyeux tout autant que de nos deux scientigourdes [6], aucune prétention à l’omniscience, je me concentrerai sur l’un de leurs textes contemporains, auquel elles se sont d’ailleurs référées pour contrer notre Joyeux bouffon, et qui vise une problématique que je crois bien connaître [7] : la vaccination des bébés contre l’hépatite B. Des critiques qui suivent, certaines ont déjà été émises en diverses occasions sur le présent site [8], mais l’enjeu est aujourd’hui de réunir, en une synthèse raisonnablement compacte, une réfutation radicale des deux scientigourdes si prisées par les médias à la solde de la propagande vaccinaliste (c’est-à-dire, en gros, tous les médias – incluant l’édition pour enfants ) [9].

Dans le développement ci-après et selon les méthodes d’analyse textuelle que l’on enseignait jadis à tout collégien – au temps pas si lointain où notre actuelle ministre de l’Éducation nationale n’aurait probablement jamais obtenu son certificat d’études [10] –, je me propose, après un bref préliminaire méthodologique, de reprendre linéairement et point par point les arguments mis en avant par nos deux scientigourdes pour justifier la vaccination des bébés contre l’hépatite B. À toutes fins utiles et pour leur épargner un souci inutile, j’indique aux amateurs de « Sauternes et de foie gras » que même avec des objectifs avoués de concision, un tel point de vue risque de saturer rapidement leurs capacités digestives… Once again : « nul ne peut servir deux maîtres » – en l’espèce, son tube digestif et son cerveau [11]…

Crédibilité intrinsèque

Par critères de « crédibilité intrinsèque », j’entends des éléments d’analyse critique que n’importe quel profane peut s’approprier, même dans un débat spécialisé : évitement du jargon, clarté d’exposition, cohérence logique, transparence sur les conflits d’intérêts, justification des sources…

Respect de la loi

En l’espèce et pour faire vite, je me concentrerai d’abord sur l’anonymat revendiqué par nos deux gourdes avec l’accablante inconscience de ceux qui aiment à faire d’aimables pirouettes sans avoir même aperçu la fosse à purin qui se trouve juste derrière : « Qui nous sommes n’a pas d’importance. Les arguments et les faits sont plus importants que ceux qui les énoncent. »

Plouf !

Pour se limiter aux « faits », on commencera par évoquer la Loi sur laquelle nos deux intransigeantes comptaient bien s’asseoir sans s’être assurées qu’elles disposaient d’un tabouret pour ça : l’Art. L.4113-13 du code de la santé publique, en effet, fait, à tout professionnel de santé s’exprimant en public, obligation de transparence quant à ses liens d’intérêts.

Dès lors, que peut-on reconstituer de nos deux majorettes qui étaient encore toutes propres juste au moment où la représentation a commencé ? Sont-elles des médecins du cru boostées par des soirées de « formation continue » où il est plus usuel de critiquer le menu de la bouffe payée par l’industrie pharmaceutique que le contenu de l’enseignement concocté par l’industrie pharmaceutique ? Sont-elles membres du Comité Technique des Vaccinations en mission de camouflage [12]. Sont-elles « meilleures-expertes » auprès des autorités sanitaires ? Sont-elles employées des fabricants [13] ? Le seul fait qu’elles n’aient jamais envisagé qu’on puisse se poser la question est un indicateur intéressant : qu’à la différence de la presse même pas spécialisée [14], nos deux scientigourdes ne se soient pas rendu compte que l’univers des vaccins était désormais le lieu d’enjeux financiers colossaux en dit tristement long sur la fiabilité de leur référencement et, plus largement, sur leur crédibilité intellectuelle (je ne parle pas de l’éthique…).

Compétence documentable

À côté de cette question purement légale dont la justification s’imposerait à n’importe quelle péronnelle dotée d’un minimum de jugeote, au nom de quoi, de quelle compétence – de quels « titres et travaux » comme on dit – nos deux écervelées prétendent-elles s’exprimer, et publiquement de surcroît, sur un sujet éminemment technique ? Question d’autant plus cruciale que parties d’un blog consacré à la rougeole – comme l’indique le nom de leur site – elles admettent sans inhibition palpable que « avec le temps, les sujets d’intérêts (sic) se sont élargis » : leurs sujets d’intérêt, peut-être, mais leur compétence [15] ? Sont-elles d’honorables parentes déléguées de l’association FCPE qui, en 1994-5, mettait toute son énergie à protester contre la scandaleuse restriction aux classes de sixième seulement de la géniale campagne vaccinale contre l’hépatite B ? Sont-elles d’anciennes anti-vaccinalistes reconverties à l’adoration de ce qu’elles avaient brûlé, mais toujours sur le même mode opératoire : parler de tout sans avoir jamais pris la peine d’étudier, ni jamais avoir aperçu la différence entre se former scientifiquement et baguenauder sur Internet ? Sont-elles de ces molosses lobotomisés, habilement dressés par les commerciaux de Big Pharma à défendre tous crocs dehors, « via » les associations idoines, l’élargissement sans limite des vaccinations sous réserve qu’elles ne contiennent pas d’aluminium, l’utilisation massive de produits « miracles » comme le baclofène dont le principal inconvénient est de ne jamais avoir été sérieusement évalués, la prescription onéreuse et risquée de Requip en lieu et place des bons vieux veinotoniques ?

Mode de référencement

Sur un site dont la seule justification scientifique se résume à ce que « Les articles sont le plus souvent sourcés » (on se demande quelles peuvent être les circonstances exceptionnelles qui justifient qu’ils ne le soient pas), il saute aux yeux de n’importe quel professionnel que pour péremptoires qu’elles soient, les allégations de nos deux scientigourdes ne sont justement pas « sourcées », l’article dont nous parlons s’achevant simplement par une liste de sept liens internet, dont aucun n’est appelé dans le texte. Si, histoire d’être gentils, on convient d’appeler « bibliographie » cette mini-liste indigente, il s’agit là non de « références » (qui permettent à tout un chacun d’aller vérifier l’assertion à laquelle elles se rapportent), mais d’une bibliographie « thématique », qui se contente d’énumérer d’autres articles en rapport global avec le sujet, de telle sorte que :

  • aucune des allégations fondant leur article n’est directement vérifiable ;
  • une liste de sept sources sur un sujet où l’on aurait pu facilement en produire des centaines [16] renvoie nécessairement à un questionnement brûlant sur la méthodologie d’inventaire et sur la hiérarchisation des sources : les fleurs de l’evidence-based medicine ne poussent pas facilement à proximité des fosses à purin…

Totalement injustifiable d’un point de vue méthodologique, les sept pseudo-références de nos deux gourdes n’ont qu’une fonction : faire « scientifique » et impressionner, précisément, ceux qui ne le sont pas. On est bien là dans la manipulation intellectuelle à fins de propagande. M’est avis que Big Pharma n’est pas loin…

Analyse de l’article consacré à l’immunisation des enfants contre l’hépatite B

Quoique, en l’absence d’une justice sanitaire [17], le scandale de la vaccination des enfants contre l’hépatite B pourrait occuper à lui seul le volume d’un livre, on se contentera, dans les lignes qui suivent, d’une réfutation le plus concentrée qu’il soit possible, en renvoyant les lecteurs qui veulent plus de détails à mon livre susnommé [18] ainsi qu’aux nombreux articles que j’ai déjà postés sur le présent site.

Pour bien voir ce dont on parle même en passant parfois rapidement, le lecteur est invité à lire en parallèle l’article initial de nos deux scientigourdes et la réfutation qui suit.

« Les recommandations » officielles

Au contraire de ce qu’insinuent les deux auteurs, « les recommandations » officielles en matière de vaccination pédiatrique contre l’hépatite B ne résultent d’aucune évaluation épidémiologique ou sanitaire.

  • Il est parfaitement documenté par les aveux des fabricants [19] que l’invention de l’hépatite B comme problème de santé publique est entièrement imputable à l’industrie pharmaceutique, qui s’est appuyée – en cette espèce comme en bien d’autres – sur la jobardise connue de l’Organisation Mondiale de la Santé, relayée par la jobardise non moins notoire de Philippe Douste-Blazy [20].
  • Il est patent que lors que cette campagne extraordinairement coûteuse a été lancée, les autorités étaient dans l’incapacité absolue de spécifier, avec un minimum de précision, le poids sanitaire (nombre de cas, fréquence des complications, populations effectivement à risque…) de l’hépatite B dans notre pays [21] ; les quelques indicateurs disponibles [22], cependant, convergeaient pour montrer que déjà rare, la maladie se raréfiait encore – bien entendu sans vaccination massive [23].
  • Lorsque le drame sanitaire lié à cette vaccination injustifiée est devenu par trop évident, les autorités françaises – soutenues par la lâcheté de Bernard Kouchner – ont eu à cœur de préserver les intérêts des fabricants en recommandant, cette fois, la vaccination universelle des enfants de moins de deux ans. Cette recommandation s’est fondée sur une falsification grave et systématique des données de pharmacovigilance disponibles chez l’enfant. C’est à cette inconcevable falsification que se tiennent nos deux scientigourdes pour promouvoir la vaccination « des bébés ».

Modes de transmission

Dans leur stratégie incertaine de référencement, nos deux scientigourdes ont vaguement dû entendre parler de la polémique sur la publicité mensongère qui a conduit à désigner la salive comme vecteur de contamination. En foi de quoi, elles se sont laborieusement attachées à rectifier le message promotionnel en vue de le crédibiliser, et se limitent désormais à incriminer « la salive contaminée par le sang ».

Il doit donc falloir comprendre que les vampires sont l’un des principaux vecteurs de contamination chez les enfants. Plus sérieux comme épidémiologie, tu ne tombes pas dans la fosse à purin (tu y étais déjà) : tu l’alimentes…

Dangers de la maladie

Nonobstant la désinformation massive relayée depuis par nos autorités sanitaires à l’instigation des fabricants, l’hépatite B est très majoritairement une maladie bénigne et spontanément réversible [24]. Au moins dans notre pays, les complications significatives sont exceptionnelles [25].

Au chapitre de l’incompétence épidémiologique recoupée de malhonnêteté intellectuelle, on relèvera le glissement des complications de l’hépatite B (d’ailleurs pas plus quantifiées que le reste [26]) aux décès par cirrhose ou cancer du foie, principalement en rapport avec l’alcoolisme et l’hépatite C [27].

Risque selon l’âge

Compte tenu des rappels historiques attestant l’ancienneté et la persistance d’une volonté de tromper – et, plus encore, avec des filles qui se targuent de « sourcer » leurs affirmations afin d’en permettre la « vérification » –, on aimerait savoir d’où sortent les chiffres fallacieusement précis concernant le risque de chronicité.

Bon sens épidémiologique élémentaire, d’autre part : on aimerait également connaître les facteurs de risque [28] d’une telle chronicisation (origine ethnique, mode de contamination…) [29]…

Au fait, qui d’entre nous a connu, du moins sous nos latitudes, un enfant, a fortiori un nourrisson, avec une hépatite B chronique ?...

Sors de ce corps, virus !

Outre les données sources susceptibles d’exaucer le souhait des auteurs que n’importe quel lecteur puisse aller « vérifier » les chiffres censés concerner la durée de survie du virus, on attend avec intérêt une estimation du nombre de sujets français contaminés par un virus de l’hépatite B qui traîne comme ça son oisiveté malfaisante « en dehors du corps ». Sur la base des rares informations disponibles, on pressent en tout cas que quand une bestiole comme ça, défavorablement connue des services de police sanitaire, croise un vampire qui, de son côté, remâche avec amertume sa « salive contaminée par le sang », les conditions d’un drame de santé publique sont réunies.

Efficacité du vaccin chez l’enfant

Une fois encore en l’absence de données sources, on ne peut que renvoyer les lecteurs aux contradictions des autorités sanitaires en matière de rappels, qui ont culminé avec le tragi-comique revirement du CTV et du Conseil Supérieur d’Hygiène Public de France lesquels, en date du 23/06/98, ont uni leurs forces pour annuler d’un seul coup et sans éprouver le besoin de la moindre étude complémentaire, le schéma de rappels indécent (un au bout d’un an, puis tous les cinq ans) qui avait jusqu’alors été fixé par les autorités françaises (également sans la moindre étude) pour ménager les intérêts bien compris de Pasteur Vaccins…

Si nos deux scientigourdes avaient la moindre connaissance du dossier sur lequel elles prétendent pontifier, elles comprendraient qu’avec des antécédents aussi louches, le public ait besoin, en matière d’efficacité, d’autres « sources » que des vaticinations proférées ex cathedra.

Accessoirement, on attend de personnes qui aiment à s’accréditer comme « scientifiques » auprès des principaux médias aient à cœur d’aller chercher des preuves plus solides que « la conviction des experts » – surtout si l’expertise de ces derniers est du même ordre que celle de nos deux archi-gourdes.

Protection individuelle et collective

On aimerait connaître avec précision l’influence de la vaccination des bébés sur un portage que personne ne connaît avec précision (cf. plus haut) et dont on se demande, en plus, comment il pourrait se voir numériquement évalué dans un contexte d’immigration notoirement non contrôlée et de toxicomanie par nature incontrôlable.

Qu’importe, après tout : au pays du tout-vaccinal, crede ut intelligas (crois jusqu’à ce que tu comprennes).

Vaccination universelle ou ciblée ?

Si j’essaie de suivre ce paragraphe de haute voltige, il existerait des pays étrangers appliquant « la logique » des anti-vaccins indigènes (dont on avait compris que, se limitant à une simple « propagande », elle manquait justement de logique), mais moins « naïvement », vu qu’ils ont des immigrés « comme en France », sachant de toute façon « qu’ils ne craignent pas de vacciner un nourrisson s’ils le jugent nécessaire » (moyennant, on présume forcément, des obligations dont on pensait pourtant qu’elles correspondaient à une quasi-spécificité française). Au passage, on en vient à se demander si ces pays « qui ne craignent » rien ont la même intrépidité quand ils se retrouvent confrontés à des vampires à la salive striée de sang.

Quant à la vaccination « ciblée » – dont auquel à quoi était justement consacré cet incompréhensible paragraphe, enfin pour dire, d’une logique assez problématique [30] –, il paraît qu’elle est « rarement » aussi efficace que la vaccination universelle bien d’cheu nous. On s’en réjouit, mais :

  • on attend des données chiffrées comparatives attestant que toutes choses égales par ailleurs, la fréquence des hépatites B est plus élevée chez la perfide Albion que chez nous ;
  • on rappelle à nos super Jeanne d’Arc, à peine sorties de la ferme familiale quoique miraculeusement médiatisées comme « scientifiques », qu’indépendamment du référencement précis nécessaire pour sous-tendre leurs affirmations débiles, cela fait désordre – et, disons-le, vaguement incompétent – d’utiliser des qualificatifs (« rare », « exceptionnel », « fréquent »…) en lieu et place des quantifications idoines [31].

Globalement, de ce petit développement excessivement laborieux [32], on peine à comprendre quoi que ce soit de logique, sauf cet aveu accablant - visant ce que j’ai toujours dénoncé comme le coeur du problème (c’est moi qui souligne) :

"En effet, les populations à risque sont moins faciles à atteindre préventivement que les nourrissons."

En d’autres termes, faute de pouvoir « atteindre préventivement » les populations effectivement "à risque" (essentiellement : les toxicomanes et ceux qui adoptent des comportement sexuels à risque), les autorités sanitaires, sur les conseils intéressés de Big Pharma, se sont résolues à prendre les bébés en otages pour protéger, à l’insu de leur plein gré, les seuls qui soient effectivement à risque significatif d’une hépatite B [33]. Psychologiquement, on n’est pas loin du meurtre rituel : rien de tel que le sang d’un bébé pour purifier la communauté de ses turpitudes…

Disons-le sans fard : c’est un scandale, et qu’il se soit trouvé si peu de professionnels [34] pour le dénoncer ne laisse pas d’inquiéter quant à l’état actuel de l’éthique médicale [35].

La figure reproduite à la fin de l’article

On relèvera en premier lieu que la courbe de la fin, sortie d’on ne sait où, contrevient une fois encore à la règle que « Les articles sont le plus souvent sourcés, des sources que vous pouvez vérifier et confronter avec nos écrits » : manque de bol, on est cette fois tombé sur « le moins souvent »…

Accessoirement et eu égard à la légende surajoutée que la vaccination aurait « permis une réduction de l’incidence des infections aiguës chez les enfants » (c’est moi qui souligne), on relèvera :

  • que pour autant qu’on puisse le reconstituer, les données présentées sont d’origine américaine, selon une stratégie promotionnelle de « globalisation géographique » qui consiste à extrapoler, d’une aire géographique à une autre, des données sanitaires dont la principale caractéristique est justement qu’elles ne sont pas extrapolables d’un endroit à l’autre : nul n’ignore qu’en certaines régions des USA et dans certaines classes sociales de ce pays, les données sanitaires sont plus proches du Tiers-Monde que des pays développés [36] ;
  • de fait, il est facile de vérifier que les tendances illustrées par ces courbes sorties d’on ne sait où sont strictement antagonistes avec les rares données françaises disponibles auxquelles j’ai fait allusion plus haut (celles de la Courly et celles récapitulées par Poirriez) ;
  • plus profondément, on se permettra de rire à gorge déployée devant l’argument surdébile consistant à présenter comme causalité une simple coïncidence chronologique, alors que, si évocateur qu’il soit, tout indicateur d’une toxicité vaccinale est habituellement réfuté, par les mêmes, comme illusoire au nom de cette même « coïncidence »… Outre l’incohérence, on relèvera que cet argument confirme, s’il en était besoin, la parfait incompétence des auteurs relativement aux méthodes de la recherche clinique ou épidémiologique : il en existe, en effet, qui permettent – au moins dans une certaine mesure – de distinguer l’effet du simple hasard (la coïncidence) et la causalité. Mais l’argument que tout ce qui est favorable après une vaccination serait dû à cette vaccination, tandis que tout qui est défavorable serait simplement dû au hasard signale, et avec un haut degré de probabilité, un alliage d’incompétence préoccupante et de mauvaise foi ravageante.

Essai de bibliographie scientigourde

Outre que, comme on l’a signalé d’emblée, cette bibliographie ne saurait, en aucun cas, être interprétée en termes de « références » (ou de « sources » pour reprendre la terminologie de nos deux implacables scientigourdes), que constate-t-on quand on clique sur les liens en question ?

  1. Le premier provient de l’OMS, dont on connaît la compétence, l’indépendance et l’honnêteté, surtout depuis l’épisode H1N1… Elle commence par ces mots – « L’hépatite B est une infection virale qui s’attaque au foie » – lesquels évacuent que le poids sanitaire inhérent à cette maladie ne tient pas tant au potentiel « d’attaque » du virus, mais à son aptitude à générer des réactions auto-immunes (via la formation de complexes immuns), à ce titre parfaitement susceptibles d’être déclenchées par une vaccination [37].
  2. Cette pseudo-bibliographie inclut deux références aux CDC américains, c’est-à-dire aux instances qui, ayant fixé la politique vaccinale du pays, sont particulièrement mal placées pour en faire une critique rétrospective. Ces références citent certaines données chiffrées tenues pour acquises par nos deux scientigourdes, mais qui leur permettent d’esquiver la question – paraît-il centrale – des sources dans une stratégie de référencement imbriqué : la source qui justifie la source qui justifie la source… Au passage, on relèvera qu’il n’est pas besoin d’avoir fait de longues études de mathématiques pour qualifier de ridicule une estimation du risque de chronicisation chez l’adulte qui varie de 2 à 6% : hormis, peut-être, nos deux gourdasses, quel adulte responsable accepterait un contrat de travail avec une promesse de salaire variant du simple au triple…
  3. Elle inclut, d’autre part, une référence au Guide des vaccinations, dont on rappelle qu’il a déjà justifié une vaccination « universelle » relativement à une maladie dont on ne connaissait à peu près rien en termes de fréquence et de complications : on a les références qu’on peut…
  4. Elle inclut, juste après, à peu près l’équivalent du Guide, tel que rédigé – cette fois – par les autorités canadiennes : à l’évidence, nos deux scientigourdes pourtant obsédées par le « sourcement » auraient besoin de s’informer sur la notion pourtant basique de « référence primaire »…
  5. Elle inclut, ensuite, une référence à « Vaccines today », un blog réalisé par des… journalistes qui justifient s’être fondés sur l’opinion « d’experts », selon le même mode de référencement que celui de nos deux gourdes (la source venue de la source qui justifie la source…).
    • Si des opinions « d’experts » sont suffisantes pour crédibiliser une affirmation, pourquoi ne s’y référer qu’au travers un tamis de journalistes : parce que si l’on citait nommément les « experts » qui ont inspiré lesdits journalistes, on serait obligé d’admettre qu’ils sont nuls ou corrompus ?
    • Compte tenu de ce que l’on sait quant à la rigueur intellectuelle et morale moyenne du journaliste moyen [38], il ne faut pas avoir beaucoup de respect humain pour s’abriter derrière de tels gens quand on se prétend « scientifique »… On retrouve là l’implacable logique des deux webmasters du site Rougole Épidémiologie : ce sont des journalistes qui les ont accréditées comme « scientifiques », sur la base d’un travail qui tire sa justification de références journalistiques. Plus rigoureux, tu entres dans les ordres pour te consacrer à tes visions…
  6. La dernière référence renvoie à un site de l’INRS essentiellement consacré au « risque d’exposition des soignants », lequel concerne au plus haut point, cela va de soi, l’honnête mère de famille confrontée aux exhortations de son pédiatre qui serait, par ailleurs, bien en peine de poser un diagnostic de rougeole : faut pas mélanger les genres – comme dirait Belle Kacème…

Données manquantes

Lorsque, pour des blessures bénignes concernant mes petits-enfants, il m’arrive de recommander à leurs parents l’usage d’éosine aqueuse (un remarquable cicatrisant, d’expérience), je ne manque jamais de les mettre en garde contre les inconvénients potentiels d’une application pourtant d’apparence aussi bénigne : photosensibilisation, dissimulation d’une inflammation locale… Par contraste, dans leur promotion énergique d’une vaccination – universelle, s’il vous plaît – contre une maladie que quasiment personne n’a jamais vue chez les enfants d’ici, mes consoeurs « scientifiques » n’ont même pas l’idée de faire la moindre allusion à une toxicité qui, même sous-estimée, a déjà justifié des centaines de publications internationales, pour ne point parler d’un bouleversement épidémiologique sans précédent : avant ce type promotion, la notion de sclérose en plaques pédiatrique était une exception de l’ordre du quasi jamais vu, ce qui n’est certainement plus le cas aujourd’hui – nonobstant les falsifications éhontées de nos autorités sanitaires…

Sans développer davantage cette question à laquelle j’ai déjà consacré une certaine énergie, on retiendra que des organes de presse tels que le Huffington Post ou Rue89 peuvent porter au pinacle de la scientificité militante d’infects torche-culs dévolus à la promotion unilatérale (rien que du bon, aucun inconvénient) de médicaments à tout le moins problématiques, destinés à une sous-population qui, par nature, devrait légitimer tous les surcroîts de protection et de prudence. Je ne parle pas, évidemment, des instances ordinales – évidemment obsédées par l’éthique – notamment celle du consentement informé

Pour conclure

Ainsi, par son incapacité de constituer la moindre bibliographie sérieuse, par son préoccupant illogisme, par la confusion amphigourique de tout développement dès qu’il dépasse trois lignes [39], la contribution de Rougeole Épidémiologie rappelle plus les TIPE (« travail d’initiative personnelle encadré ») indigents que l’on saque sans état d’âme chez des élèves de Première qu’un travail, même modeste, conçu sur un minimum de prétention « scientifique ».

Dans la luxuriance décomplexée de son incongruité, la pétition de Joyeux a privé les promoteurs du tout-vaccinal de leur meilleur camouflage : les anti-vaccinalistes. Avec un type comme ça qui se présente fièrement comme « Professeur » des Universités, qui affiche avec une puérile infatuation ses « cinq cents publications » [40], il devient difficile de s’en tenir à une dénonciation des « sectes » pour justifier la vaccination de tout un chacun contre tout et n’importe quoi, selon la prose pâteuse de Rougeole Épidémiologie [41]. En l’espèce, c’est la Faculté qui parle à la Faculté – et là est bien le problème, car les arguments qui fusent de part et d’autre sont d’une consternante indigence.

À n’en pas douter, de ce dialogue entre « médiocres et insignifiants » tous issus du même sérail, émerge quelque chose de plus que préoccupant concernant l’esprit médical, à quoi nous allons désormais essayer de nous attaquer. Dans un prochain article, nous commencerons par la question du panurgisme en médecine.

[1] Dont l’ignorance crasse est habituellement utilisée comme repoussoir par la majorité des professionnels de santé, pourtant eux-mêmes incapables de justifier leurs recommandations en matière de vaccins.

[2] Directes, mais aussi indirectes via les indemnisations des narcolepsies – toutes à la charge du contribuable.

[3] Dans la continuité des derniers choix gouvernementaux à ce poste : n’est-ce pas Roselyne ? N’est-ce pas Philippe ? N’est-ce pas Bernard qui, interrogé en son temps pour savoir s’il ferait vacciner son bébé contre l’hépatite B, n’avait pas craint de répondre (je cite de mémoire) : « oui, surtout s’il doit se déplacer… » ?

[4] En sachant que quand bien même elles seraient excellentes dans l’exercice de la médecine – ce qui est douteux – cela n’en ferait en rien des « scientifiques ».

[5] Dans un lapus calami, j’ai commencé par écrire « archi-gourdes » : j’en parlerai à mon analyste…

[6] Je ne parle pas des anti-vaccinalistes en inactivité faute de compétence documentable, qui tranchent péremptoirement des vaccinations au même titre que des médecines « alternatives », des OGM, des pesticides, de l’industrie nucléaire, de l’histoire des sciences appliquée au délinquant défavorablement connu sous le nom de Pasteur, etc. : bref, de la multiplicité de savoirs qui entre naturellement dans l’aire de compétences revendiquée par des gamines assez hypocondriaques pour n’avoir jamais achevé une formation même anodine et n’avoir jamais ressenti le besoin de démontrer qu’elles étaient capables d’autre chose que dénigrer ceux qui, faute de parents pour les soutenir dans une oisiveté quérulente, ont bien été obligés – eux – de faire leurs preuves dans une vie de travail.

[7] Sachant que je me fais fort de fournir à qui veut toute documentation de nature à justifier cette prétention au savoir sur ce sujet précis.

[8] Ma réfutation la plus systématique et la mieux documentée pour l’instant se trouve au chapitre 5 de mon livre Alertes grippales – Comprendre et choisir, Dangles, 2009, dont l’actualité ne s’est malheureusement pas émoussée…

[9] J’ai naguère été interviewé au sujet des vaccins par la revue Okapi, qui n’a jamais cru bon de publier notre entretien, selon une procédure radicale à laquelle m’avaient déjà habitué les journaux gays – qui aiment pourtant tellement à se présenter en pourfendeurs de Big Pharma

[10] C’est elle-même qui se vante de n’avoir jamais rien compris aux mathématiques tandis que c’est la presse qui, via ses échanges épistolaires avec la Cour des comptes, nous renseigne quant à son niveau de français, avec comme bilan net qu’elle a donc toujours été dépassée relativement aux deux piliers de notre enseignement – le français et les mathématiques : heureusement pour elle qu’il en faut plus (ou moins : ça dépend de quel point de vue on se place) à Science Po pour se braquer…

[11] Il suffit d’aller sur Amazon pour constater le succès des professionnels de santé qui ne craignent pas d’encourager les Narcisses contemporains à croire que l’intestin serait notre « deuxième cerveau ». Savoir auquel on va se fier est juste une question de choix personnel…

[12] À l’exemple de la revue Prescrire – vous savez : celle qui-ne-se-trompe-jamais – qui, durant des années, a dissimulé à ses lecteurs que ses articles sur les vaccinations étaient rédigés par un membre du Comité Technique de Vaccinations.

[13] Après la mise en ligne du présent article, un internaute me signale qu’aux très officielles "2è Assises nationales du vaccin" qui se sont tenues à Paris le 16 mars, le président de SANOFI a évoqué avec chaleur ces deux gourdes tchadorisées comme faisant partie des meubles. Je n’ai pas le moyen de vérifier rétrospectivement l’information, mais comme attesté par mon intuition initiale, je connais suffisamment le milieu pour la tenir fort crédible. On relève à ce sujet que, probablement refroidies par les effets collatéraux d’envoyer des minables assurer leur propagande à visage découvert, les têtes pensantes de Big Pharma jugent désormais plus prudent de s’abriter derrière l’anonymat sous le prétexte grotesquissime des menaces que feraient peser sur leur sécurité ceux qui osent les critiquer : c’est sûr qu’on vit dangereusement quand on a les moyens de faire acheter par l’État 90 millions de doses d’un médicament non évalué et objectivement toxique, de faire rembourser à plus de 40000 € un traitement "miracle" de validation également problématique, d’acheter la complaisance des Parlementaires ou encore réduire la justice à l’impuissance...

[14] « Les vaccins, nouvel eldorado des laboratoires pharmaceutiques », Le Figaro, 25/09/2009.

[15] Dans sa précipitation, cet aveu est d’autant plus accablant que le motif avoué d’un tel élargissement, c’est de contrer « certains thèmes de la propagande anti-vaccinaliste » ? Mais dans la mesure où la plupart des anti-vaccinalistes se signalent, justement, par leur indifférence d’ignares à toute limitation épistémique, est-ce bien crédible de se laisser soi-même entraîner sur le terrain de l’omniscience au seul motif de la réfuter ?

[16] Au risque, évidemment, de se voir dénoncer comme « diarrhéique » par ceux qui connaissent tout sans avoir jamais rien appris – et encore moins créé. En 2004 et sans me forcer, j’avais déjà inventorié une bibliographie de plus de 500 titres relative au rapport bénéfice/risque de ce vaccin : en l’espace de plus de dix ans, elle a eu tout le temps de s’étoffer…

[17] L’inamovible juge qui a présidé au lamentable plantage de toutes les affaires récentes de santé publique, – incluant celle-ci –, confiait en riant que lors de la campagne scolaire, elle avait elle-même fait vacciner ses enfants, en croyant que c’était obligatoire. Pour avoir les procès « exemplaires » promis par les plus hautes autorités judiciaires, il serait utile de former les magistrats à la notion « d’obligation » – ou, du moins, de ne pas confier les affaires qui comptent aux juges qui voient des « obligations » là où il n’y en a pas, tout les méconnaissant quand il y en a

[18] Alertes grippales…

[19] « L’habile stratégie d’un labo », Science et Avenir, janvier 1997, n° 599, p. 27.

[20] Les hasards du calendrier - ou la Providence ? - font que le jour même de la présente mise en ligne, l’ancien ministre de la santé se voit ridiculisé par les Renseignements américains pour sa propension aux "déclarations inexactes ou inopportunes". "Inexact" et "inopportun" me paraît en effet caractériser le discours par lequel Douste-Blazy a justifié la campagne vaccinale qu’il a lancée en septembre 1994.

[21] Guide des vaccinations, 1995, p. 107.

[22] Étude dite de « la Courly », mentionnée dans Antona D, Levy-Bruhl D. Epidemiology of hepatitis B in France at the end of the 20(th) century. Medecine et Maladies Infectieuses. 2003 2003 May ;33(Suppl A):34-41. Poirriez J. Comments on anti-hepatitis b vaccination in France [french]. Presse Médicale. 1999 1999 Jun 26 ;28(23):1242-4.

[23] De dix ans antérieure à la campagne scolaire, cette réduction spectaculaire des contaminations étant, le plus probablement, imputable aux mesures non spécifiques de prophylaxie qui s’étaient développées dans le sillage de l’épidémie liée au SIDA.

[24] Édité en 1977 par l’Association des Professeurs et Maîtres de conférences de pathologie infectieuse « à l’usage des étudiants en médecine et des praticiens », le volume Maladies infectieuses (Éditions Crouan et Roques) affirmait, au chapitre des hépatites virales : « l’hépatite d’évolution bénigne est de loin la plus fréquente » (c’est moi qui souligne).

[25] J’ai déjà eu l’occasion de rapporter ma conversation avec l’un des plus éminents hépatologues français d’autrefois, chef de Service dans une zone d’Île-de-France pourtant à forte densité d’immigration. Alors que je lui demandais si, avant toutes ces campagnes de prévention, l’hépatite B représentait un problème significatif dans son Service, il me répondit en haussant les épaules et comme si cela allait de soi : « Bien sûr que non »… Mais si les « spécialistes » de la rougeole – qui seraient probablement bien en peine d’en poser un diagnostic – disent le contraire…

[26] Antona et Lévy-Bruhl, op. cit.

[27] Infection dont il convient de rappeler qu’à ce stade, elle est très largement imputable aux médecins.

[28] Boxall EH et al. Natural history of hepatitis B in perinatally infected carriers. Arch Dis Child Fetal Neonatal Ed. 2004 ;89(5):F456-60.

[29] Je rappelle qu’au cours d’un débat à C dans l’air, en février 2008, mon contradicteur – pourtant promoteur acharné (et fort bien rémunéré) des vaccinations – a admis comme si cela allait de soi que le risque de contracter une hépatite B, a fortiori une hépatite B grave, était quasiment nul pour un gamin « bien de chez nous ».

[30] Le premier qui a compris a gagné un bain parfumé…

[31] Nakao MA, Axelrod S. Numbers are better than words. Verbal specifications of frequency have no place in medicine. Am J Med. 1983 ;74(6):1061-5

[32] Vivent les QCM qui prévalent désormais en fac de médecine !

[33] Mettant leur illogisme au service de la malhonnêteté, les deux scientigourdes s’autorisent un nouveau dérapage dans l’espoir de dissimuler l’énormité de leur propos. Ayant admis que les vraies populations à risque sont "moins faciles à atteindre préventivement que les nourrissons", elles en viennent à soutenir que la vaccination universelle présenterait néanmoins l’avantage de réduire la circulation du virus "au profit de l’ensemble de la population" alors qu’à l’évidence, seules les populations "à risque" sont susceptibles d’en tirer profit (quel profit pour ceux qui ne sont pas à risque de contracter une hépatite B ?). Rarement on aura vu avoué avec une telle bêtise cynique que le seul objectif de la vaccination universelle, c’est d’exposer les bébés aux effets indésirables graves de cette vaccination au profit (d’ailleurs théorique) de la minuscule sous-population d’irresponsables qui, tout en se dérobant à cette vaccination (et à ses effets indésirables), s’adonnent aux comportements les plus susceptibles de conduire à une contamination virale (toxicomanie, sexualité sans entraves...).

[34] N’est-ce pas, mon cher DD ?

[35] On notera en passant que cette "facilité" à atteindre les nourrissons via les exigences de la protection maternelle et infantile est, à l’exclusion de toute évaluation épidémiologique sérieuse, la seule justification du calendrier vaccinal démentiel concocté, pour le plus grand bénéfice de Big Pharma, par ses larbins du CTV (sous les applaudissements de Prescrire). Grâce aux consultations "obligatoires", on est certain d’avoir les bébés sous la main dans les premiers mois, et le calcul consiste simplement à charger la barque un maximum au rythme de ces consultations : cette maximisation des injections dans l’espace de temps le plus bref possible est la seule rationalité du calendrier vaccinal, et je mets publiquement le CTV au défi de me contredire sur ce point.

[36] Pour qu’elles deviennent applicables à la France, il faut encore donner un peu de mou à Marisol Touraine – notre prix Nobel en puissance – et à Emmanuel Macron – philosophe profond quoique mal aimé notoire dans un pays dont l’implacable président avait désigné « le monde de la finance » comme ennemi public numéro un…

[37] Zuckerman A. Hepatitis vaccine : a note of caution. Nature. 1975 1975 ;255:104-5.

[38] Il y a, comme dans toutes les professions, des exceptions, mais elles sont rares...

[39] À l’instar de Belkacem, ces filles-là auraient dû postuler à Science Po.

[40] On notera comme préoccupant que malgré le démasquement inhérent à toute cette machination pétitionnaire, personne n’ait eu l’idée ou le courage de s’interroger à haute voix sur la crédibilité des travaux dont se prévaut notre cancérologue à jour de tous ses rappels contre la modestie. Dans un message récent (28/10/14), n’affichait-il pas, avec une désopilante ingénuité, sa prétention de s’imposer dans un débat télévisé : « je joins France Inter en demandant à être intégré à l’émission comme contradicteur principal, armé d’arguments scientifiques sérieux » (c’est moi qui souligne). Mais s’interroger, sur la lancée, quant à la crédibilité de travaux que personne n’a osé remettre en cause malgré les consternants débordements de leur auteur, ne serait-ce pas jeter la suspicion sur le monde de la cancérologie en général ?

[41] Sans être – et surtout pas aux yeux des intéressés – suspect de la moindre connivence intellectuelle avec les anti-vaccinalistes, on me permettra de remarquer que ces derniers apparaissent même plus fiables que Joyeux ou ses contradicteurs « scientifiques » en deux domaines au moins : i) leur connaissance de la loi, ii) leur sensibilité aux incohérences (du moins quand ce sont celles de leurs adversaires).


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