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Vaccin contre l’hépatite B

Vaccin contre l’hépatite B : l’urgence d’une ré-évaluation

jeudi 9 mai 2019 par Marc Girard

Presque un an jour pour jour après la « conférence internationale de consensus » qui s’est tenue à Paris sur la vaccination contre l’hépatite B (10-11 sept 2003), la parution trop longtemps attendue des résultats de Hernan et coll (Neurology, 14/09/04) valide rétrospectivement les inquiétudes exprimées dès avant cette réunion quant à la transparence des experts invités et à l’équilibre des débats (Libération, 10/09/03).

Car, pour catastrophiques qu’ils apparaissent aujourd’hui, ces résultats ont bien été évoqués lors de ladite réunion, mais par M. Chen exclusivement, zélateur notoire de la vaccination contre l’hépatite B et co-auteur d’une étude cas/témoins excessivement rassurante qui, à ce titre, n’a pas fait l’objet d’une critique aussi acérée : aucun des chercheurs ou spécialistes capables de replonger les résultats préliminaires d’Hernan et coll dans la continuité d’autres indicateurs préoccupants n’a été ni invité, ni même averti de cette réunion dont la validité aurait pourtant exigé un minimum de contradictoire.

La situation actuelle place médecins et pharmaciens dans une position de plus en plus insoutenable par rapport à la vaccination contre l’hépatite B, pour la promotion de laquelle ils sont toujours sollicités malgré leur sentiment croissant d’inquiétude : c’est à leur intention que j’ai rédigé dans l’urgence la brève synthèse ci-après.

La difficulté notoire rencontrée par Hernan et coll à publier leur résultats en dépit de leur immense notoriété dit assez les contraintes qui pèsent aujourd’hui sur la diffusion des informations médicales :

  • en France, la Presse médicale a récemment refusé l’un de mes articles entre autres motifs parce que j’y rappelais que l’on dénombrait dans ce pays des scléroses en plaques post-vaccinales dès l’âge de 25 mois (il suffit de se reporter aux communiqués de l’AFSSAPS pour le confirmer) ; dûment informée de mes analyses par des collègues inquiets, la revue Prescrire se tient coi...
  • à l’étranger, une revue aussi prestigieuse que The Lancet a refusé de publier une de mes correspondances sur les conflits d’intérêt qui ont pesés sur la « conférence de consensus » de Paris, au motif textuel que « plus de 10 études publiées ont réfuté le lien entre vaccin et sclérose en plaques », argument d’autant plus circulaire que ce même Lancet avait refusé l’étude de Hernan et coll tout en n’ayant pas craint de publier celle de Sadovnick et Sheifele (2000) méthodologiquement irrecevable, mais favorable au vaccin...

Personne n’est obligé de se ranger aux analyses ci-après développées, en dépit du fait que j’ai veillé à ce qu’elles soient toutes explicitement justifiées et, plus encore, dûment référencées. Au delà, cependant, des controverses sur le passé, l’ampleur effarante du risque annoncé doit désormais engager pour l’avenir la conscience - et la morale - des hommes et femmes de bonne volonté. Je demande donc à tout collègue parvenant sur ce site de témoigner son intérêt au moins pour le débat en se faisant lui-même agent d’information et en transmettant les coordonnées du site au maximum de ses confrères.

Quant au « profane » qui tomberait ici par hasard, je lui demande instamment de faire connaître, dans les meilleurs délais, ce site aux professionnels de santé qu’il côtoie : son médecin, son pharmacien, le cas échéant son infirmière ou son kinésithérapeute.

Table des matières du PDF donné en PJ

  • Préliminaire méthodologique : données molles et conflits d’intérêts
  • Bénéfice de la vaccination contre l’hépatite B
  • Risque du vaccin contre l’hépatite B : évaluation par les autorités françaises
  • Risque du vaccin contre l’hépatite B :ré-évaluation sur le base des données disponibles
    • Données qualitatives
      • "Épidémiologie pour les nuls"
      • Une flambée de SEP pédiatriques
      • Un triptyque caractéristique
    • Données quantitatives
      • Base de données REACTIONS
      • Les données des fabricants
      • Les données de la CNAM
      • Les notifications de la pharmacovigilance française
      • Les trois études françaises cas/témoins
      • L’étude de Hernan et coll [1]
  • Conclusion

Post-scriptum du 09/05/19

Par la voix du rapporteur public, bientôt relayée par une décision du 6 mai 2019 http://www.conseil-etat.fr/Actualit..., le Conseil d’État s’est efforcé d’accréditer qu’Agnès Buzyn et ses obligés intéressés auraient le monopole de la rationalité scientifique et, pourquoi pas, de l’humanisme bénévolent (incluant « le droit au respect de la vie privée »), tandis que la position des opposants à l’élargissement des obligations vaccinales se caractériserait par « le vide scientifique » [1]. La consternante indigence des motivations retenues par le Conseil [2] me conduit à ressortir de derrière les fagots le PDF donné en PJ, initialement mis en ligne le 24/09/2004 (c’est-à-dire juste après la publication de l’étude de Hernan et coll, 2004).

L’attention du lecteur est attirée sur le fait que, datée de près de quinze ans, cette note donnée en PDF n’a nécessité aucune mise à jour : elle est remise dans l’actualité de ce mois de mai 2019 sans aucune modification par rapport à sa première mise en ligne. Cela change, évidemment, de ces « experts » dont la variabilité permet aux associations de les célébrer comme des héros en proportion des lambeaux opportunistes qu’elles peuvent se mettre sous la dent, même si elles n’y ont rien compris. Je remarque à ce sujet que dans la numérotation automatique des articles publiés sur mon site, celui-là porte le numéro 1 : grosse récompense à qui me signalera ce qui devrait être modifié pour tenir compte de l’actualité – hormis, hélas, la réceptivité du corps médical aux ruses promotionnelles pourtant grossières de Big Pharma qui, à l’époque de ma rédaction, relevait d’une incompétence épidémiologique typiquement française (cf. la Conclusion de mon PDF), mais qui a, depuis, largement contaminé nos confrères étrangers… Introduction de l’article du 24/09/2004

[1] À la décharge du Conseil, il faut reconnaître que l’argumentation des deux associations demanderesses (la Ligue nationale pour la liberté des vaccinations d’une part, l’Institut pour la protection de la santé naturelle d’autre part), étaient pires que nulles.

[2] Comme d’habitude quand la néantise a passé un certain seuil, il n’est même pas besoin de se fatiguer pour identifier une perle qui, à elle seule, suffit à caractériser l’ensemble. En l’espèce, on se contentera de l’allégation créditant certains vaccins d’une « très grande efficacité, allant jusqu’à 100% » : dans une vie professionnelle consacrée au médicament, je n’en ai jamais vu un seul qu’on puisse créditer d’une efficacité « allant jusqu’à 100% »… On gardera pour la bonne bouche le fantasme du « haut degré d’expertise publique » dont les hauts magistrats créditent l’administration sanitaire : les gars-là n’ont pas dû lire ma note ni, encore moins, la série « Quand les victimes racontent leur expertise » dont les acteurs principaux sont justement ces gens « d’un haut degré d’expertise » dont les désignations réitérées ont salement influencé la jurisprudence française des vaccins.


Documents joints

Vaccin contre l’hépatite B : l’urgence d’une ré-évaluation

26 septembre 2004
Document : PDF
149.2 ko

Les chiffres

26 septembre 2004
Document : PDF
37.8 ko

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